NOM:   AMROUCHE
PRÉNOM:   Amine
DATE DE NAISSANCE:   24/10/1975
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Alger
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   30/01/1997
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   Dans la rue à Baraki à 200m du domicile à Baraki, wilaya d'Alger.
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Des policiers en civils
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Amine était célibataire et vivait avec ses parents au domicile familial. Il travaillait comme ébéniste.

Le 30 janvier 1997, vers 16h, Amine a été arrêté par des officiers de police en civil en voiture banalisée de marque « Nissan » selon des témoins qui souhaitent garder l’anonymat. Selon ces mêmes témoins, ils ont été identifiés comme faisant partie du Département de Renseignement Supérieur. Le jour même, un attentat a eu lieu contre le Wali d’Alger à Baraki. Suite à cet attentat, des ratissages ont été effectués par des agents de police pendant trois jours : treize personnes sont portées disparues.

Amine aurait été détenu un mois au commissariat de Baraki dans un cachot. Quelqu’un a informé la mère du disparu qu’il fallait rapidement le faire libérer sinon il disparaîtrait.

Trois mois après son arrestation, un commandant du secteur de Beni Messous a confirmé qu’Amine était en détention, qu’il était en bonne santé et qu’il devait être libéré prochainement. Il n’a pas précisé le lieu de détention. 

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

La famille a déposé plainte au tribunal d’El Harrach et auprès du Procureur Général auprès de la Cour Alger.

La famille a aussi contacté le Ministre de la Justice, le Ministre de l’Intérieur, le Médiateur de la République et le Président de la République.

Elle a aussi constitué un dossier à l’Observatoire National des Droits de l’Homme.

La famille est en contact avec la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, Amnesty International, Human Rights Watch, le Groupe de travail sur la détention arbitraire et le Groupe de Travail sur les Disparitions Forcées ou Involontaires (GTDFI).

Elle a envoyé une lettre à la section française d’Amnesty International le 16 février 1998.

Ella a aussi envoyé une lettre au Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme, le 3 juillet 2002 puis le 8 avril 2005.

Une lettre à la CNCPPDH a aussi été envoyée le 20 juillet 2004.

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

Suite à la communication envoyée par la mère du disparu au GTDFI, les autorités ont répondu qu’Amine n’avait jamais fait l’objet d’une interpellation de quelque service de sécurité que ce soit. Par conséquent, les autorités n’avaient aucune information au sujet de la disparition présumée de l’intéressé.

Rapport
ORGANISATION:   Collectif des Familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112 rue de Charenton 75012-Paris-France
DATE :   11/04/2014